Le pigeon le plus répandu est le pigeon biset, souvent présent en ville, au plumage gris, mesurant environ 30 cm pour 300 g. À la campagne, on trouve davantage le pigeon ramier, reconnaissable à ses marques blanches sur le cou et à son bec rosé à extrémité jaune. Ces oiseaux vivent en colonies.
Même s’ils sont souvent visibles, leurs fientes donnent de nombreuses indications : niveau d’infestation, zones de présence et espaces les plus fréquentés. Elles permettent ainsi d’identifier les secteurs où des mesures sont nécessaires.
Il est aussi important de localiser les zones de nidification, qui se trouvent fréquemment dans les églises, les clochers, les hangars, les silos ou les bâtiments désaffectés.
Les pigeons sont attirés par la présence humaine, qui leur offre à la fois abri et nourriture. Les bâtiments leur servent de lieux de nidification et de reproduction, tandis que les déchets couvrent leurs besoins alimentaires. Le nourrissage régulier par certaines personnes favorise également leur développement et contribue à l’augmentation de leur population.
Au-delà de l’aspect esthétique et des nuisances sonores pouvant nuire à l’accueil du public, les pigeons causent des dégâts bien réels. Leurs fientes, très acides, dégradent les bâtiments et les surfaces qu’elles recouvrent, et peuvent aussi contaminer des denrées alimentaires, notamment dans les zones de stockage.
Ils peuvent également transmettre des agents pathogènes (bactéries, virus ou parasites) et représenter un risque sanitaire. Enfin, leurs nids peuvent attirer d’autres nuisibles, comme des rongeurs ou des insectes, aggravant ainsi les problèmes d’infestation.
La première mesure pour limiter la prolifération des pigeons est de ne pas les nourrir : cette habitude les fixe sur un site et favorise leur reproduction. Il est également important de ne pas laisser traîner de déchets, qui attirent de nombreux nuisibles.
Il faut aussi réduire les zones d’abri en bloquant les accès possibles, notamment vers les greniers ou autres espaces inutilisés. Cependant, certains endroits comme les toits, balcons ou recoins restent difficiles à sécuriser. Il existe donc différentes solutions, à la fois préventives et curatives, pour contrôler leur présence.